Ils sentent le chlore,
Ils sentent le sel et le soleil

Leurs corps aplatis en deux dimensions par la lumière verticale, celle qui égalise tout.
Immobiles, ils s’imaginent liquide, la sueur dégoulinant du transat
termine sa route sur la dalle en ciment.

Dans le turquoise artificiel, 1m50 de profondeur,
et sous la ligne du skimeur, d’autres se disent des mots sous l’eau.

A l’ombre des terrasses, ils tuent des guêpes à la fourchette
nettoient au Cif la table de jardin
la javel se mêle au mistral
l’air de la clim passe dans le Ficus

Ils partiront rien faire à la mer
se mettre perpendiculaires aux ultraviolets,
se relèveront le regard trouble, les cils plein de graisse à traire
se jetteront à l’eau abrutis de chaleur,
ouvriront les yeux pour contempler
cette réalité où tout est égal.